Pour ce qui est des crottes dans le jardin, je suis d’avis que c’est plutôt l’ego involutif qui n’aime pas se faire indiquer qu’il y a des crottes dans son jardin !
Salut Charlie,
C'est pour ça que je parle de suspension de l'égo.
La suspension de l'égo c'est en quelque sorte le passage de celui-ci au deuxième étage.
S'il ne le fait pas, il ne pourra voir objectivement, car il regardera à partir de ses crottes.
Soit il passe au deuxième étage par lui-même, soit il est amené à le faire.
C'est un processus occulte dans ce sens qu'il n'y a pas de recette.
Il faut aussi que celui qui parle se situe au deuxième étage. Sinon, il risque de créer des crottes additionnelles au lieu de simplement éclairer.
Mais la responsabilité première incombe toujours à celui qui écoute.
Une écoute active déjà demande de laisser ses crottes derrière, du moins pour le moment. Ça demande de pouvoir ne pas avoir de crottes même si on en a.
C'est là que le respect réel rentre en jeu.
Le respect réel, c'est la reconnaissance de l'esprit dans l'autre.
Si celui qui parle ne le fait pas à partir de ce respect, il imposera un jugement.
Si celui qui écoute ne vit pas ce respect par rapport à celui qui parle, il n'écoutera pas réellement car il ne lui laissera pas l'espace.
En général, ni un ni l'autre ne vivent ce respect, ce qui résulte dans de l'argumentation, un processus de tentative d'imposition d'un point de vue ou d'auto-protection du champ de crottes.